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26 novembre 2008

derrière les ombres grises je sens le gibier la

derrière les ombres grises je sens le gibier la proie le cheval cornu qui file tel le feu je m’approche tactile avec des yeux premiers
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25 novembre 2008

sombre et cruelle rue couloir de fuite sombre

sombre et cruelle rue couloir de fuite sombre lime d’âme où s’effrite le jour
25 novembre 2008

la beauté comme une excellence du cœur la beauté

la beauté comme une excellence du cœur la beauté une barque sous la blancheur
25 novembre 2008

oranges de nuit sur un lit de caramel on entend

oranges de nuit sur un lit de caramel on entend d’ici ses yeux sur le satin
10 novembre 2008

pas moi-même surtout pas en ce lieu et moment las

pas moi-même surtout pas en ce lieu et moment las de leurs choses sans nom las de les voir bascules morbides murs d’enceinte pas moi-même surtout pas ce soir brillant de bleu
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22 novembre 2008

feuille d’automne banale sans vigueur jaune

feuille d’automne banale sans vigueur jaune banale saison de pluie de vent et de nids percés automnes celui de l’homme pressé et l’autre du poète aimant
16 octobre 2008

et disant papillon j'ouvrais les mains mais le

et disant papillon j'ouvrais les mains mais le cœur vibrant de sucres infimes il grignota du ciel devant nos visages
20 novembre 2008

sol aime le rose de mes chairs sol rouge et fin

sol aime le rose de mes chairs sol rouge et fin aime mon rêve
15 octobre 2008

il faisait nuit tout doux et lent un vieux

il faisait nuit tout doux et lent un vieux tramway.
15 octobre 2008

un baume d'haleine juvénile un bateau jaune de

un baume d'haleine juvénile un bateau jaune de dilemmes et ruisselant cet autre Nil cet éclat en voyages d'eaux
4 novembre 2008

diras-tu qu’avant et après une vie il ne reste

diras-tu qu’avant et après une vie il ne reste rien qu’avant et après la digue l’eau est la même partout comprendras-tu avant tes dernières secondes que dans ce rien tu vécus et qu’une trace a bercé ton enfant
20 novembre 2008

je brûle je suis homme cigare me consume laisse

je brûle je suis homme cigare me consume laisse une matière sur ta langue je fonds degrés fous je suis élaboré à l’île.
19 novembre 2008

des surfaces polies vernies millimétrées des

des surfaces polies vernies millimétrées des mètres carrés des semelles si jolies noël est beau de tant de vides enjolivés
1 novembre 2008

ne rien perdre pas une miette sur la table du

ne rien perdre pas une miette sur la table du banquet ne rien laisser traîner au bord de la nuit au coude des racines en chaises
19 novembre 2008

boule de feu qui coure la gorge boule de suie qui

boule de feu qui coure la gorge boule de suie qui délie le cœur au bord de cette cheminée un lit à cendres éteintes
18 novembre 2008

je vais vous dire la tristesse ce mot du manque

je vais vous dire la tristesse ce mot du manque des rites des illusions des mystères effacés je vais vous dire la tristesse en vous serrant la main aimant
18 novembre 2008

je voudrais allumer un feu dans le ciel puis me

je voudrais allumer un feu dans le ciel puis me servir là-haut un verre de rhum
18 novembre 2008

l’envie de crever comme un chien de faïence la

l’envie de crever comme un chien de faïence la peau tissée de fragiles éclats de beauté
17 novembre 2008

une lettre en deux vers un espoir bleu au monde

une lettre en deux vers un espoir bleu au monde
17 novembre 2008

mais riez donc de la moisson !

mais riez donc de la moisson !
17 novembre 2008

la mort comme un train rectiligne comme un trajet

la mort comme un train rectiligne comme un trajet à prévoir et dans la mêlée parfois un peu de retard la mort comme un train rectiligne simple et ponctuelle une évidence
17 novembre 2008

l’amour ou ce puits où l’on s’écrase au fond

l’amour ou ce puits où l’on s’écrase au fond l’amour est un cercle de lumière bleue un de ces endroits telluriques où s’évade le génie
16 novembre 2008

oiseau de nuit chouette face de lune vol plongé

oiseau de nuit chouette face de lune vol plongé en un silence de soie une pliure svelte de l’air et du noir me ravit une seconde infinie à moi-même
16 novembre 2008

le commencement foisonne de germes les blés

le commencement foisonne de germes les blés tendres à paraître débuts de tous les possibles les moissons dans leurs greniers de terre cuite mais le petit train de suffisances se plante là en une borne sans nom et funeste entame leur disparition
16 novembre 2008

ni sous son aile ni tout à fait sortie son

ni sous son aile ni tout à fait sortie son impression de rire sans monticules sans bondissement de la peau élastique ni sous son aile ni tout à fait dehors n’appartient ni à elle ni à lui aimant
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