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ZEBRURES
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12 décembre 2008

<!-- /* Font Definitions */ @font-face

voyez comme cela tourne voyez le cosmos et tête toupie quand d’alcool à déchéance quand le sens est parti voleur impoli voyez comme cela tourne voyez le cosmos et tête toupie quand vos yeux à peine nés y désespèrent
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11 novembre 2008

la nuit ne m’apparaît qu’un saut de plus vers un

la nuit ne m’apparaît qu’un saut de plus vers un jour de plus sur la table en foule des verres des sombres désirs des turpitudes et un champ de tournesols endiablés
10 novembre 2008

pourquoi ce mot de malheur qui cerne tant d’yeux

pourquoi ce mot de malheur qui cerne tant d’yeux de langues et de prières pourquoi une malédiction de l’humain pourquoi splendide inutile dérisoire pourquoi se réitère l’onanisme total
9 décembre 2008

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s’insurger vivant et en stèle de langues s’offrir à chaque face chaque bourrasque enfin s’inscrire en chair à chaque écrit
8 décembre 2008

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quoi de plus après un souffle si court quoi d’autre quel arbre où croiser nos chemins toute fin est si proche de nos mains réunies et heureuses entre nous.
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5 décembre 2008

toile de coton sur une fusée de bois un bateau de

toile de coton sur une fusée de bois un bateau de peintre sinueux et lent comme une goutte passée à la fenêtre et l’écume des jours remue de fureur
5 décembre 2008

l’ivraie enivrante d’une nuit fait un ciel et

l’ivraie enivrante d’une nuit fait un ciel et l’homme dans ce coussin noir de puits a ce mal de l’étrange dévoiement qui s’écrie et dénonce dans le rêve les plis du secret
4 décembre 2008

en creusant sa voix comme une tombe luminescente

en creusant sa voix comme une tombe luminescente en appelant de murmures ce cœur enchevêtré il me sembla entendre bruire et ramer les feuilles des jardins en fouillant la terre qui couvrait cette peau malheureuse je vis mille fleurs s’amonceler
4 décembre 2008

le monde impressionne pressure mon être je suis

le monde impressionne pressure mon être je suis l’olive un fruit antique et mûr d’une longue attente le monde soleil où d’un geste ancestral je sépare ma ronde
4 décembre 2008

je ne suis pas mort je ne suis pas fini la roue

je ne suis pas mort je ne suis pas fini la roue continue et demain s’annonce au portail qui rouille je ne suis pas mort je ne suis pas fini tant qu’un mot dira l’amour qui est ici
4 décembre 2008

les voiliers tissent de l’eau saumâtre l’horizon

les voiliers tissent de l’eau saumâtre l’horizon se courbe et dérive de bleus la terre n’a pas de chemin aller d’ici à là-bas au très loin n’a pas de sens.
3 décembre 2008

juste fébrile un simple vent de mains juste une

juste fébrile un simple vent de mains juste une corde où poser ses regards.
1 décembre 2008

j’aimerais voir des abeilles se débarbouiller

j’aimerais voir des abeilles se débarbouiller leurs milliers d’yeux cernés du nectar animal et mâcher auprès d’elles la gelée d’une fleur sauvage sentir les effluves reprendre l’envol
1 décembre 2008

j’envoie voler les certitudes aux confins de

j’envoie voler les certitudes aux confins de l’oreiller de coton la nuit porte tant de trous que cette musique fébrile emplit chaque instant et la tête s’ébroue de ses notes poétiques j’envoie voler le message d’un bout à l’autre de ce tunnel cosmiqu...
1 décembre 2008

l’amitié est un pas de porte à franchir une

l’amitié est un pas de porte à franchir une bordure d’émotions un écueil joyeux et je m’en vais dès lors en offrandes à la lisière de l’inconnu et je m’en vais fendre la barque de la grande solitude.
10 novembre 2008

je te veux désire en violons en contrebasses

je te veux désire en violons en contrebasses louve saoule sous ma gorge et ployée tant de nuits de songes enluminés
1 décembre 2008

l’école la classe le maître et l’élève et la

l’école la classe le maître et l’élève et la fenêtre qui crie qui appelle son levain et l’enfant élevé par des rêves s’enfuit chaque jour papillon de verre
1 décembre 2008

le sol se dérobait le pin le sable de la mer

le sol se dérobait le pin le sable de la mer proche et à la ligne sans fond le sol se dérobait un sommeil lent en si bel éclat d’ors
1 décembre 2008

il y a de la mémoire sur l’eau des reflets de

il y a de la mémoire sur l’eau des reflets de l’intense et au loin le peuplier enlacé autour il y a de la mémoire sur l’eau une ligne heureuse du souvenir il y a des images dans le bleu
27 novembre 2008

un feu dévore les limites du cercle d’hommes il

un feu dévore les limites du cercle d’hommes il est buisson ardent faille dans la nuit il est le secours et l’ami des chercheurs du nu
27 novembre 2008

j’ai dans le bras des veines et des valises du

j’ai dans le bras des veines et des valises du sang et des embruns du sel et de l’eau à revendre j’ai des falaises en os blanc pour aveugler les strates du ciel pour assombrir le creux du mystère qui blasonne l’aiguille
27 novembre 2008

fleur ou futur d’un bourgeon le temps toujours

fleur ou futur d’un bourgeon le temps toujours l’histoire pour ne rien dire rien faire fleur ou futur d’un bourgeon je vous adule ensemble et là
10 novembre 2008

leurs têtes de choux m’exaspèrent je pars m’en

leurs têtes de choux m’exaspèrent je pars m’en vais déconnecte et rempile pour vous d’autres poèmes crus à vif en chair et os
27 novembre 2008

quelques pas vers le sel vers cette joue irriguée

quelques pas vers le sel vers cette joue irriguée une flèche sur le zénith et ces pas qui désertent sur un soleil horizontal quelques pas vers le sel vers ce voyage des cœurs
26 novembre 2008

il a neigé ces jours-ci il a lâché de la poudre

il a neigé ces jours-ci il a lâché de la poudre du rêve d’enfant un peu de nuage sous nos pieds
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