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ZEBRURES
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18 mars 2009

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le sang se perd dans son baiser dans la balance d’une seule vie le sang se donne dans un accord
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18 mars 2009

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le temps grésille fort. c’est la fronde du cœur l’insolence de l’oubli.
18 mars 2009

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j’ai pris le manteau la porte et la rue à grands pas j’ai pris la poudre et le soir dans ma poche triste
18 mars 2009

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je n’ai pas songé une seule seconde je n’ai pas plié le moindre textile je n’ai pas le parler trop ni assez finalement la fumée du salon émigre au fond de la tête qui ne sert plus
18 mars 2009

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ne rien faire dans son lieu que l’attente d’être en soi
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16 novembre 2008

j’ai parfumé le temps de cerises et de rouge de

j’ai parfumé le temps de cerises et de rouge de nuances de vermillon sur la peau de pêche j’ai enseveli sous des boucles insensées cet air tout autour qui rôde comme fantôme béant
16 novembre 2008

ami des jours des nuits du silence des peaux des

ami des jours des nuits du silence des peaux des rires des flammes de l’autre côté sur l’autre chemin de broussailles flamboyantes ami dans un soleil de plomb dans l’herbe du jaune ami mon ami l’on se noie sur un champ tordu sur une table verte
13 novembre 2008

un poète est économe en mots un métronome

un poète est économe en mots un métronome ambulant il est non le discours sur la pluie et le brillant de la rue non ce soir mélodieux et si ténu il est là de tout un silence
13 novembre 2008

un jour suffit à comprendre que les êtres

un jour suffit à comprendre que les êtres prennent fin.
13 novembre 2008

l’épaule n’accueille pas aujourd’hui une pancarte

l’épaule n’accueille pas aujourd’hui une pancarte un repoussoir acerbe se met entre toi et moi une cloison sur des barbelés l’épaule écarte le vide
13 novembre 2008

de la rage à n’en plus pouvoir de la rage et ne

de la rage à n’en plus pouvoir de la rage et ne plus souffrir et dire et donner calmer toute chair en cours de dissolutions
13 novembre 2008

la fièvre la peau noircie le ton lourd calciné

la fièvre la peau noircie le ton lourd calciné amoindri rapiécé l’enveloppe à terre un bluff une orgie un mélange de mélancolies la fièvre du vivre en vrai
13 novembre 2008

un monde dis-je lieu de voix ou mine sulfurique

un monde dis-je lieu de voix ou mine sulfurique un monde nomade étrange et vain repère du poète
13 novembre 2008

l’inattendu qui perce qui réveille au matin le

l’inattendu qui perce qui réveille au matin le bruit indolent sur un jour à faire un de ces baisers à la joue une perle de l’enfant
13 novembre 2008

elle possède des plis des draps un coton de la

elle possède des plis des draps un coton de la gorge elle possède transcende mes désirs et s’attache à plaire à mon âme à mon corps elle possède des vies des gloires en amours
12 novembre 2008

la lune est un objet l’objet de mon désir de son

la lune est un objet l’objet de mon désir de son ravissement à la portée de mon œil
28 octobre 2008

bel article

J'attire votre attention sur un très bel article du 28/10 : "solitaire" à cette adresse http://helenablue.hautetfort.com/
12 novembre 2008

pas de mots à extraire pas de fin précise pas

pas de mots à extraire pas de fin précise pas d’oubli vraiment aimer laisse une trace noire
12 novembre 2008

avec l’âge le rire se raffermit avec le temps il

avec l’âge le rire se raffermit avec le temps il est moins beau l’enfant que tu portes avec les années tout s’éloigne tout fuit hors du jardin hors du souvenir et alors sourire devient un art et de naguère en jadis se plaît à revivre l’enfant qui fut...
11 novembre 2008

ces rires tourbillons ces plaines amères la

ces rires tourbillons ces plaines amères la steppe ou le paradis de chevaux nains et puissants ces rires fulminants de cet amas de cendres et de pierres rouges des colères face aux étoiles sur le qui-vive qui filent et tissent des liens de fumée
11 novembre 2008

arrogant sans bornes je tiens de la bête du

arrogant sans bornes je tiens de la bête du sauvage de grottes et la peinture aux parois le sang la fixe de fibres du cœur à force ce souterrain me cédera les mots magiques les mots lactés pour fondre les pierres les sols les cieux de tout cela !
11 novembre 2008

hier il a plu il a venté et troué le ciel d’hier

hier il a plu il a venté et troué le ciel d’hier est passé le soleil venu repartira aujourd’hui ou demain mais hier l’absence son éloignement son manque un jour total.
11 novembre 2008

la danse la transe la limite est foudroyante

la danse la transe la limite est foudroyante chaman sauvage la danse la fumée la tente au bord de la rivière le chant et l’aurore plie soudain la voix du maître il danse humble nu
11 novembre 2008

sur mes terres dans mon argile ses pas ses yeux

sur mes terres dans mon argile ses pas ses yeux son chemin au levant j’ouvre les bras sur ma terre battue sur l’antre noire au coucher de nos vies je suis là comme stèle comme montagne !
11 novembre 2008

les ronds les pièces les lieux où l’on arrondit

les ronds les pièces les lieux où l’on arrondit les angles les fureurs les envies des lieux sur l’endroit les ronds n’ont pas d’envers les murs fourmillent de souhaits d’inachevé et là je dis non à cette monnaie de plâtre non à l’esclavage
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