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19 octobre 2008

l’art inutile dans la lune.

l’art inutile dans la lune.
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9 novembre 2008

dans la plaine de cassis agenouillé et lisant sur

dans la plaine de cassis agenouillé et lisant sur une branche derrière les meules de foin le soleil
7 novembre 2008

abandonne l’air du large attends-toi à quitter ce

abandonne l’air du large attends-toi à quitter ce mélange de rose et blanc à affranchir ton souffle
7 novembre 2008

les pierres autour deviennent pleureuses l’église

les pierres autour deviennent pleureuses l’église morte le vitrail exsangue parmi les hommes nés le gris a perdu leur sens
7 novembre 2008

ce sol est une assiette un point fixe une corde

ce sol est une assiette un point fixe une corde un pont sur la solitude
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19 octobre 2008

l’herbe en fièvre se monte la tête se fait le

l’herbe en fièvre se monte la tête se fait le film d’une pousse noire un grain de qualité supérieure lui gerbe le crâne de rosées éphémères
7 novembre 2008

je voulais de ces collines spacieuses de myriades

je voulais de ces collines spacieuses de myriades d’allées en couleurs soir de brumes et toits de lune être nappé de gorgones et muer stèle suspendue à chaque gorge dans la splendide triade
2 novembre 2008

ériger des cieux des stances dans la brise

ériger des cieux des stances dans la brise enlever un peu de cette buée d’outrance et d’emprise et sur la jetée sentir la mousse masquer l’horizon la ligne se rompre sèche
2 novembre 2008

le temps est la racine le temple de la lignée de

le temps est la racine le temple de la lignée de la longue avenue de l’humain des ponts sur la ville illuminée des rues il a fait le sens inique et en monotonie le temps est la racine le socle de mélancolie
7 octobre 2008

cassée la lune la voix blanche le rond de marbre

cassée la lune la voix blanche le rond de marbre effritée d'abandon de clarté diffuse une plume à rappels à vives eaux caresse et retombe dentelle
30 octobre 2008

et si j’étais un loup rêveur énorme et un grand

et si j’étais un loup rêveur énorme et un grand blanc dévoreur d’hommes je ne sais plus sous la lune qui je suis ne suis plus dans ces nuits de lassitudes d’extases face au néant.
30 octobre 2008

la folie ou l’être dedans ne pas mettre le nez

la folie ou l’être dedans ne pas mettre le nez hors du trou et briquer le sol comme un fou d’intérieur !
30 octobre 2008

j’ai besoin de toits d’ardoises mes miroirs polis

j’ai besoin de toits d’ardoises mes miroirs polis j’ai besoin d’air de vents de portes langoureuses d’être emmitouflé de sable jusqu’à la tête criant de me battre dans le travers de tout sabre craint
30 octobre 2008

merveille azuréenne et côte d’un soleil le temps

merveille azuréenne et côte d’un soleil le temps a un autre là-bas un lien puni une racine enterrée une même souffrance
30 octobre 2008

des prairies entières d’herbivores paisibles

des prairies entières d’herbivores paisibles comateux engloutissement de « flowers » d’un rien parfumées
30 octobre 2008

dans les aplats du jour sous une forêt de nus à

dans les aplats du jour sous une forêt de nus à demi somnolent il conta poète défroqué pupilles et dialectes d’un autre sommet un Homme immense
29 octobre 2008

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http://www.youtube.com/watch?v=71kyZ_i1Z_g
5 octobre 2008

par touches délicates par pointes de blancs c'est

par touches délicates par pointes de blancs c'est un noir qui porte et m'amène à la vie par petites cloches intermittentes je finis le chemin de ses notes le château d'enfance
29 octobre 2008

un pas de trop un pas de plus un pas à pluie

un pas de trop un pas de plus un pas à pluie
2 octobre 2008

ses rires étaient une joie un glacis comme une

ses rires étaient une joie un glacis comme une patinoire et ses yeux sous l'hiver tant de larmes heureuses ici
22 octobre 2008

par hasard en prenant un bras de mer et de

par hasard en prenant un bras de mer et de fleuves en alluvions je vivais par hasard au détour de l’onde bleue
28 septembre 2008

le noir bouge sursaute il est loup que je regarde

le noir bouge sursaute il est loup que je regarde le noir en animal de folie surprend le moindre de mes sens il trépigne s'agite effleure le cuir las le noir bouge sous la fenêtre le noir le si froid
26 octobre 2008

et laisse l’au revoir un tissu noyé d’émois et

et laisse l’au revoir un tissu noyé d’émois et soleils plongeants
26 octobre 2008

peindre ce ciel bleu dans blanc peindre à luire

peindre ce ciel bleu dans blanc peindre à luire comme la foudre
26 octobre 2008

amour mot en débordements en crues d'un seul

amour mot en débordements en crues d'un seul tenant
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