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5 février 2008
14
pendu au sein de l'encrier, j'estompe le temps, d'un revers de manche, je perds les sens, prends le large, les pas font chanter le sable.
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5 février 2008
13
à écouter souffle ou sable, quelle différence, j'écoute ce qui s'infiltre sous la peau, ce qui ramène à la vie, à écouter le chant qui déborde les lettres.
5 février 2008
12
à écouter ces lettres mortes, je tamise le temps, patience fébrile, j'égoutte le sang, peut-être l'or pour finir, l'or pour être libre.
5 février 2008
11
des sourires inondent l'esquif mortuaire, à une portée de ténèbres pourtant, s'illumine un contre jour aveuglant, des sourires émergent de l'encre nuit.
5 février 2008
10
j'entends le large qui appelle, m'imprègne de sel mauve ; à travers le contrefort suintent des particules, des poussières de vent.
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4 février 2008
6
je ne hais pas les insectes, bien que carnivores déchirants, bien que foreurs de planches, je ne les déteste pas.
4 février 2008
4
la verticale du bois torture, les veines se reposent, le bois absorbe le sang.
4 février 2008
2
une image de bleu passe, un sable d'origine profonde, l'humain résonne, abandon.
6 février 2008
28
d'une encre, d'une ombre mauve, je trace un visage sans nom, un horizon sans lieu, d'une encre déliée, j'essouffle le bleu.
3 février 2008
l'orange de neige
Comme l'orange sur un traversin d'orages, des moutons minent la tréflière, d'îlots nomades. Pays d'écueils, mescaline lente, la presque terre de neige enivre la rive perlière. Fruit indolent, l'agrume arlequin s'endort. Délicatesse onirique, l'hôte se...
3 février 2008
bohème sonique
à la dérive passagère et soudain tramway, un personnage à blouse lactée, déphase le style urbain, arpente trottoirs pairs et impairs, chapeau en écharpe...à la bonne aventure, il s'enfuit sans chaussures de mousse, et s'attache dorénavant à sa bohème...
3 février 2008
Manque de peau
une peau se détache du bois, espace protégé animal citadin, un verre en quelques mots, un ambre jaune à la gorge, un soir de plus, un soir de pluie, une peau se colle à la rue, extinction d'espèce, désespoir nocturne...
6 février 2008
27
un vent de cailloux leste le sac, pour ne pas s'imaginer trop haut, pour ne pas partir trop loin ; des rimes quantiques, pour chevaucher à peine, l'étrangeté du réel.
6 février 2008
25
quelque chose pourtant irrigue les bulles lâchées, quelque chose pourtant ne renonce pas à naître.
6 février 2008
24
le froid accueille les paroles dispersées, il n'y a rien que ton souffle qui s'éteint, rien qui ne vaille la peine, il n'y a rien tout autour.
6 février 2008
22
coule à pic, le long du vertige, suis ces méandres mauves qui s'évadent de tes mains, inhale l'encre comme une nuit sans étoiles, respire sa force, coule, ne revient jamais.
6 février 2008
18
un océan dessine l'être, sur les aiguilles, sur les nuages, sur le soleil même, un océan dessine l'humain, d'un bleu profond.
4 février 2008
5
il y a de ces arbres qui éreintent la plaine, de ces monolithes posés sur la plage, cailloux tombés du ciel, à dire vrai, nous n'avons pas vu la chute, qu'importe il y a de ces écorces au devant de l'horizon.
12 février 2008
3
Un printemps de jadeBorde le mondeDes chants s'élèventLouanges aux inconnus
7 septembre 2022
07.09.2022
ici n'existe pas - les simples reliefs de la lumière - alvéoles - briques - impressions d'un pays creusé dans ma mémoire. le temps est une bête - ce soir j'écoute la pluie - éloigné.
17 septembre 2014
JOUR 16 je parle d'une suite de paroles comme par
JOUR 16 je parle d'une suite de paroles comme par magique décoction de poètes je parle sous la mer de géants qui flottent en silence. Nicolas Vasse
17 septembre 2014
JOUR 15 écrire est une appartenance soufflée
JOUR 15 écrire est une appartenance soufflée entre deux mots de sel, une habitude droguée à la grandeur d'être soi face au monde, à la mer décantée qui altère, parcoure, mine. Nicolas Vasse
17 septembre 2014
JOUR 14 j'étrangle les rives joignent saillantes,
JOUR 14 j'étrangle les rives joignent saillantes, le bord du monde est depuis les premiers. le bord du monde est sur la route étoiles sur fond de vertige. Nicolas Vasse
7 avril 2014
entre les lignes des arbres j'imaginais que les
entre les lignes des arbres j'imaginais que les semences, là-bas dans le jaune du soleil, me nourriraient indéfiniment, j'imaginais la fraîcheur du soir éternelle sur ma peau, la rosée sans failles, la nuit sans amertume, j'imaginais que j'étais autre...
7 avril 2014
l'orage surprit, encore une fois, j'avouais
l'orage surprit, encore une fois, j'avouais invariablement que de la pénombre rien d'autre ne pouvait sortir, il creusa trop de sillons dans un terreau trop riche, l'éclair fut de métal.
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