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ZEBRURES
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24 février 2008

folie

tomber de haut de trop haut peut-êtrela tête cailloux s'enfonce dans l'eaul'onde balaie les berges à grenouilleset le chaud manque à la peau morte
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24 février 2008

passion

que la passion t'étreigneet te voilà perduqu'elle te quitteet tout t'égare
24 février 2008

corbeaux

je voyais luire les corbeaux, le bec ouvert, des flammes noires marchant sur les mottes de terre, quelques cris rauques, et la mort de chaque ver avalé cru, je voyais de la couleur partout et ces quelques tâches de suie, et soudain cela perdit tout son...
23 février 2008

île

tuiles de rochesarrimées à la merhaute collineinsufflée de bleusterre de sableîle de cœur
7 février 2008

46

texture lumineuse, agrafée gentille sur la paume, j'entends à peine bruire tes lacunes d'amour, tes gémissements, sensibles, exponentiellement.
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7 février 2008

44

exposition solaire, photographique, l'art des particules, anormal, le coton n'est pas qu'une ouate informe, plutôt un chenil, où crèche à l'abri le rythme du lézard.
7 février 2008

43

j'applaudis le théâtre des sphères, la splendeur diverse des globes de nuit.
7 février 2008

42

la chanson des rôles enrubanne le firmament, de ronces tactiles, d'origan linéaire.
7 février 2008

41

éventrée de lumière, la nuit se dissipe, devenue presque fugitive, presque confidente.
7 février 2008

40

libre de toute attente, comme Adam et Eve, comme à l'origine, oisillon sur sa branche d'éternel, libre d'écrire le mauve paradis.
7 février 2008

39

les dés du destin jouent au scrabble ta partie de vie, regarde les billes frotter le goudron, et s'amuser ensemble, cristallines.
7 février 2008

38

l'aube se lève sur des mousses de bière, l'aube recueille le parfum de tombes suprêmes, le royaume angélique n'est pas loin, camisole à manches, au coin de la pièce, un silence de fond, une guerre sans bruit.
7 février 2008

37

chargé de mules, je cultive rizières, sacrifices démoniaques, chargé d'électricité, je vampirise les états d'âmes, les ruines silencieuses.
6 février 2008

36

une peur ventrale offre, à la totalité du monde, un être intense en soi et au-delà.
6 février 2008

35

je ne suis pas d'ici, ou alors, je ne suis plus d'ici, en tous cas, il a plu par ici cela se voit.
6 février 2008

34

coeur, j'abandonne jolis colifichets, outrage le temps, qui me hait, nous sommes quitte.
6 février 2008

32

à pic le ciel s'effondre, bougeoir à demi clos, le lapin émerveille les rimes du soir, tend son arc transversal, à pic le fond touche ses limites, et nous continuons, enfants maudits, à griffer le sol de sons horribles.
6 février 2008

31

écarteler l'abîme, n'en faire qu'une bouchée de ces ombres de passage, n'ignorer rien et se pendre en soi, porter la folie, porter l'apocalypse intraveineuse, n'en faire qu'une bouchée des mots qui parlent, des mots qui fuient, des mots qui s'apeurent...
6 février 2008

30

le visage révèle le négatif posé là, sur un papier cassant, un papier qui attend juste d'absorber les larmes, d'éterniser l'énergie folle, le poing serré qui maudit tout ce qu'il peut maudire.
6 février 2008

29

l'espace crève en lettres mortes, en toutes lettres ton sang se porte, au souvenir des vagues.
6 février 2008

26

là où les pas n'existent plus, là où les traces semblent vaines, une porte s'ouvre malgré toi, une porte s'ouvre sur l'inconnu.
6 février 2008

23

à la lueur des yeux, j'imagine des courbes fluides, des corps amples qui mènent à eux, l'immense océan.
6 février 2008

21

par le chant tu peux oser vivre, les lettres enluminent ta peau, avance sans craintes jusqu'au bord du monde, cours le risque de ne jamais savoir, cours après le risque, avant qu'il ne t'échappe, avant que ne te rattrape le bois mort, le bois flottan...
6 février 2008

20

un chant qui s'offre à l'infini, tout cela vibre en toi, tout cela s'accorde, l'effort n'existe plus, vois comme l'encre embrasse ce que tu es, ce que tu as toujours été.
5 février 2008

15

l'air, l'eau, le vent respirent ensemble, à l'unisson gonflent les veines, les voiles de peau, la cabane est derrière, close sur elle-même, sans moi maintenant, sans rien à manger, l'eau s'en occupera, l'eau pourrira ses branches.
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