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ZEBRURES
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1 septembre 2008

un corps est une explosion de particules un

un corps est une explosion de particules un summum absolu le haut de l'échelle du cosmos une crème fouettée battue de vent solaire un corps sous une ellipse totale
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1 décembre 2008

à voix basse sans forcer les mots en rougissant

à voix basse sans forcer les mots en rougissant sur une même langue ils s’aimaient de talismans et en silence le secret unit leur amour
27 novembre 2008

un écho dans la pierre une main qui heurte et vit

un écho dans la pierre une main qui heurte et vit de sentir l’opaque chaleur de l’astre feu
10 novembre 2008

pour toi la ligne couvrant le monde pour toi

pour toi la ligne couvrant le monde pour toi horizons d’infini pour toi le nuage l’alcool et rêver pour toi je meurs
4 novembre 2008

même si les mots touchent à peine même si

même si les mots touchent à peine même si l’indifférence dévaste et tes jours et tes nuits même si tu ne sens plus ni ce bon foyer ni cette joie de vivre écris à fendre les sables mouillés
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15 août 2008

la fête où tu te dérobes où les toits s'estompent

la fête où tu te dérobes où les toits s'estompent et les rues si tonnantes
27 novembre 2008

de l’autre mon étranger je sais peu je sais

de l’autre mon étranger je sais peu je sais seulement qu’il cherche sur un même horizon que moi une vérité.
12 août 2008

lassé d'exotisme et d'obéir crépu vignes à

lassé d'exotisme et d'obéir crépu vignes à cheveux coco sans lune à bord de l'eau nu
27 novembre 2008

serpents sous les feuilles brillantes les yeux

serpents sous les feuilles brillantes les yeux inconnaissables la langue en vibration serpent sorcier de la forêt sous le silence des arbres tu danses !
8 décembre 2009

"Septentrionales", recueil Nicolas Vasse sur Calaméo.

http://fr.calameo.com/read/00013351603d08a8d8f1c
27 novembre 2008

je ne t’apporte rien que du papier blanc du

je ne t’apporte rien que du papier blanc du papier de riz sur cette soie si noire je ne t’apporte rien que des tiges dures qu’il faut mâcher et mâcher encore et de mille âmes et mille feuilles un tas vide
11 novembre 2008

j’entre en guerre contre l’azur les mines d’or le

j’entre en guerre contre l’azur les mines d’or le bel arbre sage je nie et brise le pacte et le silence des fées j’entre dans la chambre du fou déchire matelas à ressorts dérangés j’entre en poète.
26 novembre 2008

les doigts se prolongent de bambous fugitifs et

les doigts se prolongent de bambous fugitifs et verts la cabane de bois simple et nu abrite le zen le poète ouvre la fenêtre qui bave sur la lune orange
14 juin 2009

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jeté comme cela comme chien aux caniveaux des vivants !
14 juin 2009

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je frôle l’effroi et la mort parce que vivre c’est être à moitié ployé sous sa caresse
30 octobre 2008

une plage dépecée serviettes mortes chaises

une plage dépecée serviettes mortes chaises défoncées une plage déserte notre soleil clôt son œil à prismes je pense je songe j’angoisse je ris une plage de mort noire sans abris.
28 mai 2009

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descente en gorgées en sympathiques ablutions gargarisées porte porte fluide et pénétrante porte passage les gens bizarres les gens bavent des langues différentes il fait une nuit d’ampoules
28 mai 2009

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désert de long en large et en travers un ventilateur un paquebot blanc des os et un vaporisateur de vent désert de long en large des écureuils se brûlent des vipères sous les vagues
24 novembre 2008

les mots ceux qui nous tiennent ceux qui nous

les mots ceux qui nous tiennent ceux qui nous emmènent loin les mots stratifiés de nuances et de nœuds de gorges loin les mots ceux qui bâtissent la porte du temple
16 novembre 2008

fort comme une tombe rectangle de sable à moitié

fort comme une tombe rectangle de sable à moitié endormie dans un lit de fleurs une chose plaquée au sol
16 novembre 2008

soleil dépareillé soleil noir absolu

soleil dépareillé soleil noir absolu d’incertitudes hymne d'amour à l’étroitesse du canal à la levée du soleil éparpillé soleil miroir des sortilèges vides
17 mai 2009

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le papier femme percé d’encre à chaque grain ce visage de sable
17 mai 2009

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on ne finira pas par l’absence de gestes et parole on ne finira pas cette nuit sans.
6 mai 2009

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le sacré n’est pas loin derrière tout ce bordel
6 mai 2009

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je voudrais joindre au présent un peu comme un bouchon douche étanche au souffle de l’entre- deux
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