07 mars 2015

06 mars 2015

  Fêlée cette habitude d'errer au coeur de géraniums imaginaires, écrire à quatre mains l'impossible échange entre le soleil et la terre, l'humaine, la glaise, la source vive pulvérisée sur les parois, les mains chaudes dans la couleur, l'histoire de créatures neuves, fêlée cette habitude d'errer, de poursuivre la longueur du jour, pour discerner parfois, non pas ce tendre rayon vert, non pas cette espérance d'autre chose, mais juste comprimer une fois pour toutes en sa poitrine l'intacte silhouette sur ce soleil rouge.   ... [Lire la suite]
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02 mars 2015

sur "Je cherche le socle de quelques mots banals" André Du Bouchet

Je cherche, Le silence long à atteindre, La rondeur de la mousse, De la mer, qui abat le bleu Du ciel en rouleaux, Je cherche, La vibrante étrangeté, Qui fracasse les digues, Le béton laid de l'orgueil, Je cherche, Posé sur l'océan.       Nicolas Vasse    
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01 mars 2015

sur Hokusai "Le poète Téba à cheval et son serviteur dans un paysage de neige."

Pétales de neige, des masses pèsent et enrobent le paysage, l'eau sourde, si bleue, la nuit borde le réel. L'homme se détache, monte sur le pic, se confond entre les cimes, l'homme sort des vivants. Les saisons tombent là où reposent les sons.   Nicolas Vasse    
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01 mars 2015

L'essence c'est d'écrire vite, de s'acharner à ouvrir la boîte, tout ce qui se cache et se dérobe en nous, l'essence c'est l'inaudible extinction de la voix sur la vitre froide, le secret serment de l'aube et du crépuscule. Entre les mains ces filets de lumière, le sang coule du tronc nourri sous les jours, la terre riche, le socle est humide et l'autel ruisselant de cette douleur de vivre qui se pose sur la vitre froide. L'essence dessine des traits sur le visage.       Nicolas Vasse 
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01 mars 2015

aride

Un semblant d'été, autour de la bouche esquisse, quelque chose des bords du monde, d'avant le noir. Il n'y a que la musique, que cette parole faite d'échos, qui libère, qui rappelle. Ce tas qui marche dans les rues, cette ossature creuse un sens qui ne lui appartient pas, imagine des vies toutes différentes, toutes égales, les branches ressortent de l'éclat blanc d'un ciel de mars. Ce tas qui marche, la folie du bruit, l'étendue de sa tête en larmes, les feux forment une allée rouge, une avenue prolonge et ses bras et ses yeux et... [Lire la suite]
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16 février 2015

tweets 16 02 2015

Après le soleil, le souffle hors de la poitrine, c'est l'arête des nuages qui d'un seul tenant, blanchit, avalés par le sel, les corps.   Ce qui est singulier dans la couleur, son intime désir d'apparaître.     S'attacher au bruit du temps, plonger ses rameaux sous la brume, boire de la terre humide le sel qui baignera nos yeux.   Vulgaire, le siècle des promeneurs d'idées.     Les briques, celles du pays, du terreau noir et du canal sous les arbres. Ce seul pays au devant de mes pensées. ... [Lire la suite]
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12 février 2015

divers

La côte reste une énigme / à bout de voix / le regard de l'eau sombre. Par de vains mots de vaines pensées. Pliez, genoux de par-dessus le sol, comme par-dessus nos épaules, pleut le soleil.  
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26 janvier 2015

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    soupir longs silences aborde un parterre sec là en plein hiver mauve douceur de notes blancs bleuâtres seule âme pourvue d'un éventail de lin et de fines particules de céleste neige         Nicolas Vasse  
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26 janvier 2015

diversement

  revenir c'est être lavé de tout       Nicolas Vasse
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26 janvier 2015

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  l'éclatant chenal mes bras gris brisures de fines gouttes ruissellent et donnent cet éclatant chenal infaillible.     Nicolas Vasse      
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