08 février 2008
57
apprendre à clore les yeux, à amplifier l'autour, solitaire, démesuré, s'emplir les poumons de sable, et garder l'infini comme la seule possibilité à vivre.
56
écrire, survivre, l'arbre mort est éteint, l'eau pure, la vie.
55
je fore des portes de temps, au travers des herbes enfantines, au travers de l'horloge sarcophage, je creuse de la lune au soleil, papillon magnétique.
54
étoiles bourlinguées, à l'ombre des lampadaires mon champ, lignes de seigle et d'orge, étoiles, des visions de distances soudaines.
53
le mauve vaut bien une feuille de pastel.
52
Archimède des près tes sempiternelles phonèmes meurtrissent l'ennui, gloire à toi Archimède arachnéen.
51
déliquescence sur fond musical, la lumière du chanvre, l'apollinienne se réfugie, reste entre les mains le vinage des ceps, la palatine ambroisie.
07 février 2008
50
à présent, flamboyé et parfumé,
l'antre du globe t'est ouverte, occlusive visite d'un entre deux, à
présent, l'horloge des dieux remonte tes viscères.
49
expulsion du marais salant, sous le saule pleureur, nos promesses d'antan, nos jointures ensommeillées, que prononcer enfin si ce n'est l'extradition des paroles, l'exhumation du territoire, l'excision poétique, ressemblance onirique de nous autres aliénés.
48
vomir du soleil, comme des crachats ralentis, vomir comme le soleil, états crépusculaires.
