ZEBRURES

une somme de virages à partir d'un seul point

16 septembre 2008

L'art poétique

L'art poétique et non la poésie, car ce que nous visons au travers de ce blog, qui rassemblera travaux plastiques, numériques, écrits, photographiques, l'art poétique donc, est exempt de toute théorie, de tout ordonnancement.

La démarche consiste à prendre la matière brute du monde, à l'empoigner sans faiblesse, à la montrer, à l'exposer au sens strict du terme.

Le sujet créateur (ici nicolas vasse en l'occurrence) n'existe plus, seule subsiste une sensibilité parmi tant d'autres possibles.

L'art poétique est sorti, extrait de l'humain, il est plus qu'humain, il est monde, matière brute, le cycle est bouclé, il y a concordance, harmonie.

L'art poétique n'a pas de but, mais sa nature exige de sonner vrai, de sonner juste, d'être en harmonie.

L'art poétique est là comme une évidence, comme la terre sous nos pieds.

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09 septembre 2008

Le manque

on m'a parlé d'un manque, d'une chose qui se dérobe à mon intuition, je me pose la question de savoir si le vide envahit mes écrits et mes photos, je remets tout à plat, tout en question, on m'a parlé d'un manque, et à raison, je suis d'accord avec cette opinion là, et comment travailler sur le noir et par le noir et éviter ce manque, cet "indéfinissable" essentiel? doit-on se tenir à distance de soi-même lors de la création? doit-on devenir son propre objet? il semblerait que oui, il faudra donc désormais que ce "nicolas vasse" se taise, qu'il laisse place au noir soulevé, à la "démonstration" du monde, l'ego doit enfin faire son deuil et ne rester pas même en silence. on m'a parlé d'un manque, et je remercie cette personne là, pour sa lanterne et sa précision.


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08 septembre 2008

PIERRE SOULAGES

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Posté par nicolas vasse à 21:39 - Connivences - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

PIERRE SOULAGES

La peinture proche du style abstrait d’Hans Hartung avec une palette restreinte dont les effets de clair-obscur sont perceptibles, y compris en transparence. D'emblée, Soulages a choisi l'abstraction car il dit ne pas voir l’intérêt de passer « par le détour de la représentation [...] Je ne représente pas, dit-il, je présente. Je ne dépeins pas, je peins »[4].

Ses tableaux font beaucoup appel aussi à des mini-reliefs, des entailles, des sillons dans la matière noire qui créent à la fois des jeux de lumière et de... couleurs. Car ce n’est pas la couleur noire elle-même qui est le sujet de son travail, mais bien la lumière qu’elle révèle et organise : il s'agit donc d'atteindre un au-delà du noir, d'où le terme d'outre-noir utilisé pour qualifier ses tableaux depuis la fin des années 1970.

« Ses toiles géantes, souvent déclinées en polyptyques, ne montrent rien qui leur soit extérieur ni ne renvoient à rien d’autre qu’elles-mêmes. Devant elles, le spectateur est assigné frontalement, englobé dans l’espace qu’elles sécrètent, saisi par l’intensité de leur présence. Une présence physique, tactile, sensuelle et dégageant une formidable énergie contenue. Mais métaphysique aussi, qui force à l’intériorité et à la méditation. Une peinture de matérialité sourde et violente, et, tout à la fois, d’« immatière » changeante et vibrante qui ne cesse de se transformer selon l’angle par lequel on l’aborde. »[5]

Depuis peu, d'autres œuvres sont apparues où rythme, espace et lumière naissent des contacts violents du noir et du blanc sur l'entière surface de la toile.


Source : Wikipédia


Je me souviens d'avoir été happé à la vue d'un reportage sur Pierre Soulages, je me souviens de choses qui se sont éclaircies ce jour là. Ce n'est que récemment avec mon goût prononcé pour la photographie monochrome, ce n'est que récemment au cours de nuits sacrifiées que j'ai pris conscience de mes recherches, de mes buts et du devenir de ce blog en zébrures, dès le départ je le sentais, mais tout est maintenant clair, je travaille sur le noir et par le noir, afin d'en faire ressortir les pointes émergentes de la lumière, que ce soit en poésie ou en photographie, je montre ce décollement de l'être, cette sortie du rien, du néant, toute chose sort du noir, et je montre sans cesse ce moment là, cet instant où naît l'être, tout ce qui n'est pas le noir est de l'être.
Ce qui m'importe ce n'est donc pas tant le sujet que je traite mais plutôt son émergence du néant, et que je parle d'amour de haine de tant de sentiments qui nous constituent tous, eh bien au fond je ne fais que "montrer" ces mouvements, ces flottements, ces reflets d'une infinie richesse, c'est parce que j'aime le noir qu'il me permet cette magie là, je l'ai voilà longtemps déjà apprivoisé...Amel tu sais de quoi je parle.
Je suis un travailleur de la plus intense de toutes les couleurs de la lumière, le noir, ce noir qui l'aime tant et qui la met en scène dans un somptueux tournoiement...


Nicolas Vasse né le 29 avril 1979. En janvier 1979, Soulages en travaillant sur un tableau ajoute, retire du noir pendant des heures. Ne sachant plus quoi faire, il quitte l'atelier, désemparé. Lorsqu'il y revient deux heures plus tard : « Le noir avait tout envahi, à tel point que c'était comme s'il n'existait plus »[3]. Cette expérience marque un tournant dans son travail. La même année, il expose au Centre Georges-Pompidou ses premières peintures monopigmentaires, fondées sur la réflexion de la lumière sur les états de surface du noir, appelé plus tard « outre-noir ». Wikipédia.


Posté par nicolas vasse à 21:35 - Connivences - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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