30 juin 2009
tu marches anodine et adroitement
origami noir et rouge sans plier.
autour tout miroite péniblement
un jeu des lignes sur les mains
le ciel est un étage de diamant
autour nos histoires ternissent
brusque et de coups de vents démontés
la montagne lève lentement
un caillou l’un après l’autre combien
de cailloux portons-nous ?
28 juin 2009
j’imaginais de brunes étoiles
et sapins montagnes chariots !
et quelque chose à délibérer !
le choix est une solution
chimique comme une drogue
en un tour sur soi-même
un ciel d’indépendance.
bousculé en dehors
du souffle
des esprits
des cirques oranges
et des poumons
c’était juste des paroles
des pensées jetées en l’air
comme ça
des clapotis sur ta peau
c’était juste des pensées
touchantes et pas tant
que ça
finalement
26 juin 2009
ça marchait dans de petits souliers
ça riait sans questions il est loin
grugé par des bottes et leur cirage
un bar une digue de terre
bien dure bien étanche où
s’effrite un autre espoir
