28 mai 2009
des vitres dans le crâne errant
des lanternes sous les pupilles
des voix visages en reliefs
des canaux artères à fouiller
à sortir de terre
à déterrer
à la pioche
à la force des bras
extirper des eaux des leurs
et en finir de toute comédie
un costume noir
des vitres dans le crâne errant
érigées par des mains racines
descente en gorgées
en sympathiques ablutions gargarisées
porte
porte fluide et pénétrante
porte passage
les gens bizarres
les gens bavent des langues différentes
il fait une nuit d’ampoules
désert de long en large
et en travers un ventilateur
un paquebot blanc
des os et un vaporisateur
de vent
désert de long en large
des écureuils se brûlent
des vipères sous les vagues
26 mai 2009
même en balbutiant
en me barbouillant
le visage de mains
de boue de saletés
même en le voulant
très fort il m’est
loin cet enfant là
le rire est une rue
qui se perd dans le
noir dès que l’on y
met une rue de plus
tu marches des heures
le crâne meulé
mains froides.
c’est dans une mer du dedans
accroché comme un essaim sur
des piliers immobiles que je
noyais toute pensée de fuite
25 mai 2009
taureaux en tous sens
cheveux sombres
yeux rouges sur
l’ombre rouge du soir
j’ai quelque part perdu mes pieds
lors je pense d’un glissement sur
l’étendue blanche du hasard
ce terrain glauque du noir.
24 mai 2009
j’ai mis des yeux dans le café noir
une cuillère
des rêves et
puis du cœur
