18 avril 2009
Comme un lit de
repos
L’amitié celle qui
dure
Plus longtemps que l’hiver
Entre les doigts
Feuille de cigarette
Blonde prairie
Et vermeil à jamais
13 avril 2009
c’est la guerre
c’est férié
les caddies buildings
filent et s’engueulent
le ciel se vend comme
du muguet au marché
un sourire aux clients
le ciel s’achète comme
du sel de mer
un couvert d’argent
le ciel en photos
se prostitue aux touristes
je fais
le beau temps
la pluie
l’amour
anarchique
je suis
moi dans le plat
de ses yeux
sourds à la météo
esclave
archaïque
des mots des clous
au burin
à la masse
des semblables
des semblants
des mots des clous
au burin
à la masse
sous vingt mille lieues
de terre
tu peux parler ergoter argumenter
tu peux foutre le boxon
tu peux faillir faiblir te traîner
tu peux crever en enfer où tu veux
tu peux te vautrer dans les rues
tu peux te péter la tête
te torcher te mettre minable
et signer au bas de la page
tu peux faire tout cela
et saigner comme un ange
et tenter de brûler tout le noir
10 avril 2009
il faudrait se parler en couleurs
un jour sous la pluie en amoureux
se vouvoyer dans un éclair d’yeux
et ne jamais se repaître d’heures
j’ai gratté tu sais toundra et mousse
j’ai fait des ronds sur les marécages
j’ai vu la terre léchée le vent jaune
tu sais que c’est encore une couette.
je me souviens d’un banc
d’une tête baissée lasse
sur le goudron du dehors
et d’un préau de poutres
cathédrale et pigeonnier
