30 mars 2009
je participe au néant
puisque à son oreille
j’ai appelé son amour
pas plus haut que ces
ronds de rossignol je
lui dis des mensonges
si jeune en silences
circuit ouvert fermé
sur la route infinie
ça se découvre molle
altitude quatre murs
dix mille nuits dans la panse
dix mille herbes en agitation
le sol fourmille
l’idée s’estompe
ils parlent tous
ventriloques sur
un lit de rien à
même la terre en
mille effusions.
29 mars 2009
les feuilles forment un tas
aux pieds de l’arbre et sur
le balai de l’homme collent
les unes aux autres perdues
28 mars 2009
un soleil qui hante
un soleil sans feux
un soleil de limbes
un soleil qui hante
un soleil sans yeux
inconnaissable vide
voix de pleine ombre étendues
c’est à l’approche de la mer
qu’elles annoncent l’orgiasme
dans un bain bleu noir nues.
vers le soir un bol de lait sur un poteau
un chat étrange sur une armoire miaulant.
je rentrais par un chemin inconnu ce soir
là dansant sur les yeux verts du monarque
orange flou comme sur une paille de feux.
la pièce intacte du souvenir
la pièce inatteignable en or
lampant en lune guérisseuse.
27 mars 2009
quelle finesse tout le long
de ce poignet fuyant si nu.
quelle dictée blanche toute
calme que sa gorge du soir.
puisqu’il te faut combler et la terre creuse
et le ciel vide et ces ardentes lumières qui
manquent et te laissent en ruines alors aime
puisqu’il le faut cet enfant en ton sein mûr
puits aveugle et immense chariot de lettres
parcours chaque nuit dans une mer d’étoiles
