31 janvier 2009
sans heures ni jour ni lever ni sommeil
sans heures ni point éclairé cent mines
allongées
sans bois sans hiver ni été sans cabane
montagnes
ami d’hier que n’ai-je connu ta sagesse
ami qu’en silence j’écoute à voix basse
nu Ryokan
je me suis ouvert récemment
les tripes le noyau dur des
intrigues bouffaient la vie
je me suis ouvert récemment
au monde aux liens du noir.
le pot est tombé
la terre cuite a
élu un cri
la fissure noire
le bitume froid.
quand cela sera sous vos yeux
comme sous un balcon si blanc
là vous n’irez pas par quatre
chemins sans lunettes soleils
aveuglants n’irez pas au lit.
langue fleur je ne vois que points nets
racines arrêtées non vivantes langues à
modeler de pétales mauves langue peinte
que je sens de l’intérieur l’autre noir
la porte une empreinte dans un cadre rouge
la porte un coffre ouvert et de la lumière
la porte où le sacrifice tiendra les nuits
la porte a tous les aspects de tes regards
27 janvier 2009
brouillard
la liberté c’est maintenant
dans le défilé digital dans
les souffles à retranscrire
le soleil ne durera pas
la lune plongée au noir
la nuit un jour nouveau
le soleil ne durera pas
et tant de temps perdu !
26 janvier 2009
nous sommes des bêtes qui produisent
des bêtes de somme des ours peluchés
que quelques capricieux enivrent sur
un tapis rouge rouge l’amour servile

