30 octobre 2008
et si j’étais un loup rêveur énorme
et un grand blanc dévoreur d’hommes
je ne sais plus sous la lune qui je
suis ne suis plus dans ces nuits de
lassitudes d’extases face au néant.
la folie ou l’être dedans
ne pas mettre le nez hors
du trou et briquer le sol
comme un fou d’intérieur !
une plage dépecée
serviettes mortes
chaises défoncées
une plage déserte
notre soleil clôt
son œil à prismes
je pense je songe
j’angoisse je ris
une plage de mort
noire sans abris.
j’ai besoin de toits d’ardoises mes miroirs polis
j’ai besoin d’air de vents de portes langoureuses
d’être emmitouflé de sable jusqu’à la tête criant
de me battre dans le travers de tout sabre craint
des cigales de fer des fleurs mangeuses d’air
des lignes dans l’horizon des pluies bizarres
une sensation d’étrangeté île du renversement
merveille azuréenne
et côte d’un soleil
le temps a un autre
là-bas un lien puni
une racine enterrée
une même souffrance
des prairies entières d’herbivores
paisibles comateux engloutissement
de « flowers » d’un rien parfumées
dans les aplats du jour
sous une forêt de nus à
demi somnolent il conta
poète défroqué pupilles
et dialectes d’un autre
sommet un Homme immense


