13 juillet 2010
je n'est pas un point ni miette
il éclate diffuse se largue aux
géométries variables
s'acclimater reposer
je ou la poubelle
saisie des restes
j'étais la nudité des immeubles
derrière abattu les branches de
la clairière le soleil tournait
il avait la peau du soir fumeux
j'étais l'homme à tout vivre et
rien ne sortait de cette bulle.
02 juillet 2010
le temps est humide sur la chair
le soleil colle et tend la crème
sous des ongles blanc pas cassé.
la flotte approche mouettes dans
la mer bleuâtre de petits crabes
le ciel est vite une idée vaste.
01 juillet 2010
le -temps- se couvre
de la tête aux pieds
se mesure inexact du
lever d'entre arbres
au
coucher dans l'herbe
les brins fusionnent
sous l'électrique du
nu
qui serpente en eaux
prendre racine au sens
le plus fort posséder.
posséder fil de l'eau.
prendre terre-femme et
liqueur au nom de vie.
je prenais la sagesse en particules
une tasse de thé à la fois je riais
accoudé à la table l'arbre de jadis
je prenais le temps de m'y extraire
un regard à la fois nomade et boue.
je n'écrivais pour personne
seul
chaque texte du hasard pur.
je voudrais vivre montagne.
je serai moi au centre moi.
je vivrai les saisons seul.
l'espace à engendrer autour
du feu se continuera -sans-
j'écoute venir le chemin ce
long rythme de la poitrine.
seul
se savoir vivre en flux
coupures silex braisés.
s'imaginer un son héros
en revenir pays de mort
plus tragique et clos à
savoir se vivre en flux
sans sa peau ni cheveux
30 juin 2010
kilos le corps-femme
le corps-belle le do
devenu papier bruine
cils cendres -corps-
kilos le corps-liane
un chiffon-modernité
écrire magique au bord des choses
danser danser danser des voiles à
la main des jonques sous le bras.
tant à dire et plus à taire sous.
tant à cacher et plus à ravir sur
un de ces corps flottants proche.

